Passion chez les pionniers du Judo en Charente Maritime, Charente, Deux Sèvres et Vienne. Suivi de l'Ecole du Chat.
Okuri Ashi Baraï (esquisse d'André DEBARD)
La quête d’informations sur notre pionnier André DEBARD nous conduit à interroger des Judokas célèbres qui ont marqué l’histoire du Judo. Leur amabilité, leur courtoisie, font honneur à tous les Judokas français.
Hier, c’était une communication téléphonique avec M. Henri COURTINE.
Claude THIBAULT nous parle de M. COURTINE dans son ouvrage « Un million de Judokas ». Il y donne force détails et en particulier sur le premier Championnat du Monde, à TOKYO en 1956. Justement Henri COURTINE y participait. Et ce jour-là, il avait atteint les demi-finales ! Ce n’était qu’un début, et ses exploits continueront à le rendre célèbre.
Lors du deuxième championnat du monde, en 1958, en quart de finale face à KAMINAGA, un très grand champion japonais, Henri COURTINE est immobilisé... Il réussit alors l’exploit de se dégager en se retournant ! Il faut dire que les champions Japonais étaient des combattants pratiquement invincibles. D'ailleurs, il faudra attendre GEESINK, un géant hollandais, en 1961 à PARIS, pour vaincre la totale suprématie japonaise.
Henri COURTINE a commencé le Judo rue Sommerard, au Jiu-Jitsu Club de France, au moment ou M. KAWAISHI était parti au Japon. Et il n’a rencontré M. DEBARD que très peu de temps puisque c’est précisément à cette époque qu' André DEBARD est parti sur LA ROCHELLE. Et les deux judokas ne se sont plus revus. Cependant M. COURTINE s’en souvient : « M. DEBARD... oui, un très bon judoka, léger certes, mais bon judoka, de très bonne mentalité, ayant comme on le dit " l’esprit judo" … un type bien. ».
J’ai transmis l’adresse du site à Henri COURTINE.
Note : ce que je n'ai pas dit à Henri COURTINE, c’est que lorsque j’étais tout jeune premier dan, il était passé à La Rochelle. Et au Dojo de la rue Réaumur, lors d’un randori, et sans effort apparent, ce Maître m’avait projeté un grand nombre de fois sur Harai Goshi à gauche et sur Okuri Ashi Baraï à droite. Je ne pouvais que tomber, sans avoir pu trouver la moindre faille, sans avoir le temps d’esquiver ou même de comprendre ! Certes je pressentais l’attaque mais impossible de déterminer laquelle, ni même d’avoir le temps de réagir. Ce jour là, j’avais compris l’importance de la vitesse.