L'Histoire de M. Kawaishi n'est pas anodine. C'est lui qui est à l'origine du judo français. Sa conception de l'enseignement ne pouvait qu'attirer l'attention de ses élèves ainsi que celle des judokas Japonais. En dehors de toute considération politique, ces derniers ne voyaient certainement pas là un esprit de dissidence mais seulement un essai pédagogique intéressant.
Les documents retrouvés chez M. Debard nous montrent combien ce dernier a été attentif à la méthode de M. Kawaishi. Il l'a fidèlement appliquée, jusqu'à ce qu'il découvre le Judo de M. Ishiro Abe. Il avait auparavant participé à l'élaboration et à la diffusion de l'ouvrage de M. Kawaishi : "MA METHODE", dans la plus totale discrétion. Dans l'article 28 du 1°février 2006, nous avons d'ailleurs évoqué l'appel de André Nocquet à André Debard pour l' élaboration de ce livre .
Aujourd'hui, c'est sur la distribution commerciale et le marketing que nous focaliserons notre attention. M. Kawaishi était un homme d'affaires.
Le document signé de M. Kawaishi
Le document joint ci-dessus confirme que la rédaction de cet ouvrage " Ma Méthode " a été le fruit du travail de quelques uns des élèves de M. Kawaishi. Il écrit : "J'ai contrôlé moi-même sa rédaction et j'assume la pleine responsabilité de sa publication "
Cet ouvrage était destiné a une clientèle parfaitement ciblée avec des intermédiaires trouvés d'avance pour sa diffusion. En effet, dans tous les clubs, chaque professeur s'est trouvé impliqué : "J'ai voulu réserver ce livre aux SEULS PRATIQUANTS en passant par L'ENTREMISE EXCLUSIVE des DIRECTEURS de CLUBS... " , "le prix de vente de cet ouvrage aux élèves dans tous les clubs doit-être de 700 Frs ... mais j'ai tenu à ce que chaque Directeur de Club puisse bénéficier personnellement d'un prix unitaire de 600 Frs"
Chaque Professeur devient alors "Chef de dépôt-vente", responsable financièrement : " Je vous demanderai, .... d'accompagner vos commandes du montant du prix du nombre d'exemplaires voulus..... le règlement par mandat postal à mon nom..."
Un commerçant, certes. Mais ne trouvons-nous pas là aussi l' application des principes d'entraide et de prospérité mutuelle, et de minimum d'effort pour un maximum d'efficacité ?