81- Des passages de grades à l'époque de M. Kawaishi
Ce n'est qu'une feuille de papier jaunie, du genre de celles qui gribouillées à la hâte, prennent généralement le chemin de la corbeille. Et bien celle-ci, un demi siècle après avoir été écrite, est là sur ma table et elle nous confie ses secrets.
La feuille griffonnée par André Debard
Pour les non-initiés, il faut bien sûr la "relooker" et l'expliquer. C'est ce que nous allons faire. Sur un simple coup d'oeil, ces notes prises par André Debard nous donnent le ton. Bien que sachant qu'il fallait avoir payé sa cotisation pour passer les grades, (c'est ce que disait Jacques Belaud dans son interview avec Claude Thibault) on réalise qu'il fallait beaucoup, mais vraiment beaucoup travailler !
En effet, nous voyons que pour chaque couleur de ceinture, le nombre de projections, d'immobilisations, de techniques pour provoquer l'abandon de l'adversaire est très important. Ceci même, dès la ceinture blanche ! Nous avons là sous les yeux, le balbutiement de la méthode française. Mais ce qui m'intrigue - peut-être, parce que je n'étais pas né - c'est l'explication des colonnes "collectif", et "particulier". N'y a t'il pas "un ancien" qui pourrait nous l'expliquer ?